De-ale lui Sartre
"Électre: Ah! Philèbe, je ne pourrai jamais charger d’un tel poids ton coeur sans haine.
Oreste: Tu dis bien : sans haine. Sans amour non plus. Toi, j’aurais pu t’aimer.
J’aurais pu… Mais quoi, pour aimer, pour haïr, il faut se donner. Il est beau,
l’homme au sang riche, solidement planté au milieu de ses biens, qui se donne un
beau jour à l’amour, à la haine, et qui donne avec lui sa terre, sa maison et ses
souvenirs. Qui suis-je et qu’ai-je à donner, moi? J’existe à peine"
"Oreste: Hier, j'étais près d'Electre; tout ta nature se pressait autour de moi; elle chantait ton Bien, la sirène, et me prodiguait les conseils. Pour m'inciter à la douceur, le jour brûlant s'adoucissait comme un regard se voile; pour me prêcher l'oubli des offenses, le ciel s'était fait suave comme un pardon. Ma jeunesse, obéissant à tes ordres, s'était levée, elle se tenait devant mon regard, suppliante comme une fiancée qu'on va délaisser: je voyais ma jeunesse pour la dernière fois. Mais, tout à coup, la liberté a fondu sur moi et m'a transi, la nature a sauté en arrière, et je n'ai plu eu d'âge, et je me suis senti tout seul, au milieu de ton petit monde bénin, comme quelqu'un qui a perdu son ombre! et il n'y a plus rien eu au ciel, ni Bien, ni Mal, ni personne pour me donner des ordres."
"Oreste:Étranger à moi-même, je sais. Hors nature, contre nature, sans excuse, sans autre recours qu’en moi. Mais je ne reviendrai pas sous ta loi: je suis condamné à n’avoir d’autre loi que la mienne. Je ne reviendrai pas à ta nature: mille chemins y sont tracés qui conduisent vers toi, mais je ne peux suivre que mon chemin.Car je suis un homme, Jupiter, et chaque homme doit inventer son chemin."
"Oreste: Électre! Ma soeur, ma chère Électre! Mon unique amour, unique douceur de ma vie, ne me laisse pas tout seul, reste avec moi!"
"Oreste: Mon amour, c'est vrai, que j'ai trout pris, et je n'ai rien à te donner-que mon crime. Mais c'est un immense présent. Crois-tu qu'il ne pèse sur mon âme comme du plomb? Nous étions trop légères, Électre:à présent nous pieds s'enfoncent dans la terre commen les roues d'un char sans une ornière. Viens, nous allons partir et nous marcherons à pas lourds, courbés sous notre précieux fardeau. Tu me donneras la main et nous irons..."
" Oreste: Je suis tout seul. Jusqu' à la mort, je serai seul. Après.."
link-exchange :> ?
RépondreSupprimerbelle écriture. sourires.
RépondreSupprimerLes livres en français sont spécials.
RépondreSupprimer:-)
i love sartre
RépondreSupprimer"En fait, nous sommes une liberte qui choisit mais nous ne choisissons pas d'etre libre: nous sommes condamnes a la LIBERTE.
RépondreSupprimerL'homme est libre, il est LIBERTE, il n'est rien d'autre que ce qu'il SE FAIT".
Ce que je veux te dire? Une chose tres simple...La liberte c'est comme l'amour...l'homme est l'AMOUR...il n'est rien d'autre que ce qu'il se fait...ici il faut bien voir, par contre! il y en a des geans qui veuillent pas la connaitre...
J'aime bien les mots de Jean Paul Sartre.
Oui.. l'homme est libre de choisir.. il peut rester.. et aussi il peut partir.. s' il aime la personne de laquelle il s' éloigne.. il reviendra bientôt..
RépondreSupprimerMa mignonne Camelia >:D< Je t'embrasse chaleureusement!